Courrier comité de soutien : Gérard Guéniot relaxé...!

Publié le par Libre Accès Santé

« SAUVER SA SANTE »

                         COMITÉ DE SOUTIEN DU DOCTEUR GUÉNIOT

6 rue Guynemer

 59116 HOUPLINES 

 Tél. 06 09 60 35 08

 

Houplines, le 2 mars 2009

 

Chers amis,

 

 

Comme nous l’annoncions à certains d’entre vous par courriel, le 17 février Gérard Guéniot a été relaxé dans l’affaire Marsaleix.

 

1995 – 2009 : 14 ans après les faits, la Cour d’Appel de Douai a rendu son délibéré en 84 pages dans lequel elle motive sa décision de « blanchir » complètement Gérard Guéniot.

 

Vous avez sans doute été choqués de lire ou de voir comment les médias ont relayé cette nouvelle en reprenant dans leur ensemble une dépêche de l’AFP qui assène toujours les mêmes contre vérités « Gérard Guéniot l’avait orientée vers un autre membre du mouvement du Graal : le docteur Saint-Omer, qui appliquait les mêmes « traitements » aux patientes atteintes de cancer : injections d’eau de mer et longs jeûnes pour évacuer le mal, entre autre. » France3.fr. Pourtant pour Maître François Jacquot, avocat de Gérard Guéniot, qui parle de « la fin d’une horreur  judiciaire », « la cour n’a pas uniquement voulu le relaxer mais également le réhabiliter aux yeux du public et de ses pairs ».

 

En effet à la lecture des attendus, on est touché par la simplicité de la vérité des faits, loin des interprétations délirantes, et loin du mauvais roman inspiré de la littérature anglaise du 19° siècle comme le relevait Maître Xavier Autain dans sa plaidoirie il y a un an devant la Cour d’Appel.

 

Nous avons relevé plusieurs points essentiels sur lesquels la cour s’est appuyée pour remettre en cause le jugement de première instance.

 

- Les témoignages d’Evelyne Marsaleix :

« Evelyne Marsaleix s’exprimera, par écrit ou oralement, d’une manière qui évoluera en fonction de la chronologie de l’enquête, (…), et, en fonction de l’époque et de l’interlocuteur, spécialement en ce qui concerne le rôle qu’elle attribuera à Gérard Guéniot ».

« Attendu,(…), qu’il est notamment particulièrement apparent que, avant la phase de reconstitution a posteriori qui comportera la convergence vers une mise en cause de Gérard Guéniot, à titre principal, par différents intervenants, membre de la famille Marsaleix, interlocuteurs de celle-ci et de sa famille en tant que membres de L’ADFI du Nord, ou autres médecins ayant eu à connaître d’Evelyne Marsaleix, cette dernière tout en donnant, dès la première phase, une relation détaillée des événements dont elle a été le premier et le seul témoin permanent, ne mentionne, d’abord, et à l’occasion de plusieurs de ces récits, parmi les médecins qui ont eu à la connaître, que Michel Saint Omer, à l’exclusion de Gérard Guéniot, sauf pour la seule consultation du 30 mars 1995, et sans lier cette consultation à aucun événement ultérieur sur le plan de l’évolution de son état. »

 

- L’unique consultation de mars 1995 (la patiente décédera en janvier 1997) : Elle « n’a donné lieu qu’à la délivrance d’une unique ordonnance pour de l’acide ascorbique sur quelques jours, dans l’attente de prescription ultérieure par ses confrères, insuffisante non seulement par ce caractère unique mais aussi par ce contenu limité, pour constituer un élément de traitement. » Lors de cette consultation Gérard Guéniot ne souhaite pas revoir la patiente déjà suivie par le Dr Saint Omer et en la référant à ce dernier, « il disposait des éléments lui permettant de savoir que, face au refus persistant d’Evelyne Marsaleix, la prise en charge confraternelle comportait le recours au spécialiste ». En effet c’est lui-même qui avait fourni au Dr Saint Omer quelques jours plus tôt le nom du cancérologue parisien qu’elle ira finalement consulter en juin.

 

 

- Sur le mythe du Gourou et du disciple ou l’influence qu’aurait eue Gérard Guéniot dans le traitement de Michel Saint Omer : les attendus précisent qu’il n’existe pas pour la patiente de hiérarchie dans les rendez vous pris avec Michel Saint-Omer puis avec Gérard Guéniot si ce n’est une disponibilité différente des deux praticiens, ni qu’aucun élément de la procédure n’a dégagé  d’indice d’un fonctionnement de ce type envers un seul autre patient pour toute la période des années durant laquelle les deux hommes se connaissaient avant 1995.

 

- Au sujet des coups de téléphone, la cour met en avant la variabilité des témoignages. Evelyne Marsaleix avait tout d’abord soutenu que le Dr Saint Omer appelait son confrère lors de chaque visite, puis elle parla de 80 % des visites, jusqu’à ce que son mari en première instance reconnaisse qu’il n’avait jamais assisté lui-même à ces coups de téléphone. La Cour souligne le caractère fantasque de l’utilisation de ces éléments par l’accusation en faisant remarquer que les deux praticiens n’avaient pas besoin du téléphone pour se rencontrer ou discuter de la patiente si bon leur en avait semblé.

 

- Dans le dossier d’instruction ce sont les rapports des experts médicaux (les professeurs Dana et Nicolas) et psychiatrique (le Dr Abgrall) qui ont scellé la théorie du « Gourou et du disciple » (termes employés par le Dr Abgrall). La Cour, sans prendre parti sur les rapports eux-mêmes et leurs interprétations délirantes, indique qu’il n’était de leur ressort que de trouver l’existence « d’actions ou d’omissions, personnellement et distinctement, reprochables à chacun des prévenus », ce qu’ils n’ont pas fait (dont acte).

 

- Sur les autres thérapeutes : la Cour souligne qu’Evelyne Marsaleix avait « ressenti comme dépourvue de personnalisation voire d’humanité, le comportement de l’équipe de l’Institut Gustave Roussy de Villejuif qui l’a suivie de juin 1994 au 24 février 1995 ».

 

- Au sujet du Dr Coscas, les attendus sont très précis. Ils mettent en lumière ses « omissions » au départ de l’affaire, ses « tergiversations » au long de ses interrogatoires, son irresponsabilité quand il ne reconnaît avoir été le cancérologue de la jeune femme qu’entre janvier 1996 et son décès alors que sa prise en charge réelle commence en juin 1995 avec la mise en place d’une première chimiothérapie. Ils stigmatisent son incapacité à amener la patiente à accepter les traitements alors qu’à la barre le Dr Coscas renouvellera son témoignage à l’encontre de ses confrères « quand on veut convaincre on le peut ». L’attitude laxiste du médecin est aussi évoquée dans le délibéré puisqu’il n’a pas su être ferme quant à la nécessité et à l’urgence des traitements à mettre en œuvre même quand la famille le poussait à intervenir.

 

- Le rôle de Désiré Mérien, hygiéniste breton spécialiste des jeûnes hydriques par palier a été enfin éclairci. Il apparaît qu’à l’automne 1995 il a été le seul qu’Evelyne Marsaleix ait consulté dans la période durant laquelle elle refusait tout traitement même ceux du Dr Saint Omer, à qui elle cachera ces consultations. C’est donc bien lui qui est à l’origine du jeûne choisie par la jeune femme et qu’elle réalisera en janvier 1996 chez les époux Ohl.

 

- Sur le rôle de l’ADFI et sa constitution en tant que partie civile : l’ADFI est considérée comme la partie principale qui conduira l’enquête à impliquer Gérard Guéniot à l’encontre des premiers témoignages de la patiente et en alimentant la presse et le procureur sur les soi-disant théories du mouvement du Graal en matière de santé et le soi-disant rôle de Gérard Guéniot dans ce mouvement à l’époque. C’est elle encore qui, en divulguant dès janvier 1996, l’appartenance du Dr Saint Omer à ce mouvement a voulu bâtir le mythe du Gourou et du disciple. Si la Cour reconnaît que l’ADFI est légitime à se porter partie civile dans ce procès, elle confirme le jugement de première instance qui la déboutait de toutes ses demandes. En effet, elle réfute la théorie du conditionnement, de l’utilisation du jeûne prémédité estimant que « le comportement d’Evelyne Marsaleix a été, (…), le résultat non seulement de sa propre obstination mais aussi de la manière dont sont intervenues auprès d’elle, parallèlement à Michel Saint Omer, et, dans certains cas à l’insu de ce dernier, plusieurs autres personnes ». Le jugement bat aussi en brèche la théorie de l’ADFI sur le soi-disant rejet des thérapies classiques lié à l’appartenance  du Dr Saint Omer au mouvement du Graal « notamment dans la mesure où il est au contraire établi que à plusieurs reprises et à des dates importantes dans la chronologie des faits, Michel Saint Omer a fait valoir auprès d’Evelyne Marsaleix la nécessité du recours à un cancérologue, qu’il a obtenu d’elle l’acceptation de ce recours au printemps 1995, et que c’est sur son intervention sollicitée par le Dr Coscas le 7 juin 1995 qu’a eu lieu le démarrage de la chimiothérapie ».

 

 

 

Il faut rappeler que le Dr Saint Omer n’avait pas fait appel de la décision pénale à son encontre et que les demandes des parties civiles en dommages et intérêts ont été confirmées pour un montant d’environ 110 000 euros, hormis celles de l’ADFI, déboutée.

 

A la vision du reportage de France 3 le soir du délibéré, on mesure à quel point le Dr Saint Omer a servi d’appât pour piéger le Dr Guéniot. En effet, les parties civiles ont continué à dire que les prévenus n’étaient pas punis alors que deux médecins ont été cloués au pilori médiatique pendant 13 ans et qu’ils ont obtenu la reddition du Dr Saint Omer en première instance alors qu’il n’a été en rien responsable du jeûne ou celui qui aurait barré le chemin à Evelyne Marsaleix vers les thérapies conventionnelles.

 

Mercredi 25 février, on a appris qu’après avoir dépassé le délai imparti, le parquet n’avait pas déposé de pourvoi en cassation. La décision du 17 février est donc maintenant définitive.

 

14 ans après les faits, Gérard Guéniot retrouve enfin son honneur et la vérité des faits.

 

Nous voulons saluer le travail des magistrats qui composaient la 6ème Chambre d’Appel de Douai qui après un délibéré d’un an ont su rester justes et loin des pressions.

 

Nos pensées vont d’abord à Gérard Guéniot et à son épouse dont le courage dans cette affaire a été remarquable et une leçon de vie pour beaucoup d’entre nous.

 

En mon nom personnel je veux témoigner qu’en lisant ces attendus, j’ai retrouvé les mots, les faits, l’histoire racontée par Gérard Guéniot depuis sa garde à vue en septembre 1996 quand il répondait alors de manière juste et simple. J’ai eu alors l’impression de sortir d’un tunnel dont la chape de plomb se brisait enfin.

 

Une autre décision est encore en suspend en Belgique, mais nous sommes certains qu’une telle victoire sera la meilleure réponse apportée dans cette affaire où de nouveau on retrouve l’ADFI comme instigatrice des poursuites.

 

En tant que comité de soutien nous voulons évidement vous associer à cette réussite et vous remercier de votre appui. Sans vous, sans vos efforts matériels, sans cette communauté de conviction la vérité n’aurait pas pu s’imposer.

 

 

 

Pour le comité,

Hugues Leroy

 

  

 

 « SAUVER SA SANTE »

Comité de soutien du Docteur Guéniot

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Vivre Librement 16/10/2009 07:21


Une histoire exemplaire, en laquelle l'étroitesse, la bêtise, la méchanceté, le sectarisme, l'intolérance, le fanatisme, la volonté de juger, etc., ont durablement causé énormément de tort...
Pour les fauteurs de troubles ayant chargé et incriminé l'innocent tout n'est pas compensé pour autant avec le prononcé d'un jugement terrestre "blanchissant" l'accusé d'accusations injustifiées...
Souvent, ce sont les accusateurs qui devraient eux-mêmes se retrouver sur les bancs des accusés... Mais tout arrive en son temps et en son heure... "Les Meules de Dieu tournent lentement mais
sûrement, et elles broient finement"...